Gilles Gerbier

Gilles Gerbier

Chaire d’excellence en recherche du Canada sur l’astrophysique des particules

Queen’s University


« La présence de Gilles Gerbier, l’un des plus grands chercheurs dans le domaine de l’astrophysique des particules, à la Queen’s University est synonyme d’immenses avantages non seulement pour notre communauté scientifique, mais également pour l’ensemble des Canadiens. Ses travaux de recherche sur les mystères de la “matière noire” nous permettront d’approfondir les connaissances des complexités qui caractérisent notre vaste univers. De même, les travaux qu’il mène avec ses collègues du Laboratoire international d'astrophysique SNOLAB permettront de renforcer les liens en matière de recherche internationale et de solidifier la position de la Queen’s University et du Canada en tant que chefs de file dans le domaine. »

― Steven Liss, vice-recteur de la Recherche, Queen’s University

Biographie

Gilles Gerbier est un expert de renommée mondiale dans le domaine de la physique des astroparticules. En 2014, il s’est associé au Département de physique, de génie physique et d’astronomie de la Queen’s University. Aurapavant, il était le directeur de recherche du Commissariat français à l’énergie atomique, à Saclay (France).

Diplômé de la célèbre École centrale de Paris, il a obtenu son doctorat à l’Université Paris XI pour le travail qu’il a accompli à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) sur les interactions de neutrinos dans les chambres à bulles. Après avoir mené des travaux de recherche postdoctoraux à l’University of California, Berkeley, il est devenu membre fondateur et chef d’équipe de la collaboration BPRS (Beijing-Paris-Rome-Saclay), qui a produit un ouvrage précurseur sur la caractérisation des scintillateurs pour la recherche de la matière noire. En 2005, M. Gerbier est devenu chef d’équipe de l’expérience EDELWEISS en Europe – plus particulièrement en ce qui concerne la détection directe des particules de matière noire à l’aide de détecteurs bolométriques au laboratoire souterrain de Modane, en France.

Gilles Gerbier a grandement contribué aux travaux de la communauté de recherche sur les astroparticules et il a siégé à de nombreux comités, notamment au comité d’évaluation en physique subatomique du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et au comité de direction du European Network for Astroparticle Physics. Il a également occupé le poste de directeur du laboratoire souterrain de Modane, en tant que gestionnaire de projet du grand réseau européen ILIAS (Integrated Large Infrastructures for Astroparticle Science) et en tant que coordonnateur du réseau du laboratoire souterrain France-Chine.

Percer le mystère de la « matière noire »

La matière noire… cette substance invisible qui nargue les chercheurs depuis des décennies. En effet, depuis les années 1930, de nombreuses observations et mesures astronomiques et astrophysiques ont soutenu avec force la thèse de la présence d’une masse importante de matière invisible dans notre univers.

Gilles Gerbier, titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur l’astrophysique des particules, souhaite pénétrer le mystère entourant cette matière énigmatique.

La plupart des scientifiques s’accordent à dire que la matière noire, une masse à peu près six fois plus grosse que celle de l’ensemble de toutes les matières connues de l’univers, est probablement composée de nouvelles particules élémentaires. La plupart du temps, la rencontre de particules de matière noire et de particules de matière ordinaire se fait sans répercussions indésirables, mais il arrive que les particules de matière noire interagissent avec des atomes individuels. Cela survient si rarement, et la réaction qui en résulte est si faible, que pour les observer, les chercheurs doivent se rendre très loin sous la terre pour éviter les interférences avec l’extérieur.

Basé au laboratoire international d’astrophysique SNOLAB de la Queen’s University situé deux kilomètres sous la terre – l’un des plus importants laboratoires souterrains du monde –, Gilles Gerbier poursuivra un programme de recherche sur deux objectifs de base. Le premier consistera à renforcer la présence du Canada dans le cadre d’un ambitieux partenariat entre l’Amérique du Nord et l’Europe concernant la recherche sur les particules de matière noire de faible masse. Le second visera à favoriser le partage des connaissances et le transfert de l’expertise entre les chercheurs européens et canadiens.

Gilles Gerbier a également comme ambition de mettre au point, de créer, d’exploiter et d’explorer des applications industrielles et technologiques d’un détecteur sphérique gazeux au même laboratoire. Une fois terminé, ce détecteur sera le premier de sa catégorie capable de détecter des impacts infiniment petits de particules de matière noire très légères. Le programme de recherche aura comme autre but d’explorer les applications industrielles potentielles qu’offre ce nouveau type de technologie.

Sites Web connexes

New Experiments With Spheres (en anglais seulement)