Leon Kochian

Leon Kochian

Chaire d'excellence en recherche du Canada sur les systèmes de production alimentaire et la sécurité alimentaire

University of Saskatchewan


« Grâce au leadership en recherche de M. Kochian et à l’excellence de ses travaux, qui bénéficient du soutien du Global Institute for Food Security, de notre programme de recherche en sécurité alimentaire de 37,2 millions de dollars financé par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada et des installations et de l’expertise de calibre mondial de notre pôle agroalimentaire, nous sommes sur le point d’être en mesure de proposer des solutions transformatrices et durables qui permettront de nourrir une population mondiale en pleine croissance. »

― Le recteur de l’University of Saskatchewan, Peter Stoicheff

Biographie

Leon Kochian est un spécialiste de renommée internationale des éléments minéraux de la nutrition des végétaux ainsi que de l'adaptation des cultures à des sols peu fertiles.

Auparavant à la Cornell University et au ministère de l’Agriculture des États-Unis, il s’est joint à l’University of Saskatchewan pour y diriger le programme de la chaire d’excellence en recherche du Canada visant à accroître la production alimentaire dans le monde.

M. Kochian est membre du corps professoral et occupe en outre le poste de directeur général associé du Global Institute for Food Security de l’université, partenariat établi en 2012 par PotashCorp, le gouvernement de la Saskatchewan et l’University of Saskatchewan.

Il a obtenu un doctorat en physiologie végétale de l’University of California – Davis et un baccalauréat en botanique de l’University of California – Berkeley. À compter de 1997, il a dirigé le Robert Holley Center for Agriculture and Health de la Cornell University, un centre d’excellence en matière de recherche en génomique des plantes cultivées dont la réputation est mondiale.

Ses travaux ont énormément fait progresser les connaissances sur les gènes et les fonctions connexes qui permettent aux systèmes racinaires des plantes cultivées de s’adapter à des sols pauvres, là où le rendement est limité en raison du manque d’éléments nutritifs minéraux ou de la présence de métaux toxiques. Il a dirigé pendant dix ans une équipe internationale comprenant des spécialistes de la recherche sur les cultures provenant de pays industrialisés et de pays en développement; ensemble, ils ont utilisé la sélection moléculaire afin de produire des variétés céréalières ayant un rendement accru dans les sols très acides qui limitent la production culturale dans les pays en développement des tropiques.

M. Kochian a été élu à l’Agricultural Research Service Hall of Fame des États-Unis par suite de ses travaux d’avant-garde ayant associé biologie moléculaire, génétique et phytosélection pour augmenter le rendement des cultures dans les sols peu fertiles des pays en développement. Il est Fellow de l’American Association for the Advancement of Science et de l’American Society of Plant Biologists.

Il est l’un des chercheurs scientifiques les plus cités et a publié plus de 210 articles ayant fait l’objet d’un examen par des pairs dans des revues scientifiques réputées, dont Nature, Nature Genetics, PLOS Genetics et Proceedings of the National Academy of Sciences, ainsi que plus de 40 études, chapitres de livre et communications dans des actes de congrès et colloques.

L’agence de presse internationale Thomson Reuters a inclus le nom de M. Kochian dans sa liste de 2015 des esprits scientifiques les plus influents dans le monde, liste établie à partir d’une analyse des citations qui permet de déterminer les scientifiques ayant eu le plus d’influence à l’échelle mondiale dans leur domaine.

Des racines en santé, clés de la sécurité alimentaire mondiale

Puisque la planète devrait compter neuf milliards d’habitants d'ici 2050 et que la production alimentaire stagne, il est essentiel d'adopter de nouvelles stratégies afin de remédier à la faim, à la malnutrition et à l'augmentation du prix des aliments. Il est également urgent de trouver de nouvelles façons d'accroître le rendement et la qualité des cultures.

Leon Kochian, spécialiste de renommée mondiale de l'adaptation des cultures à des sols peu fertiles, dirige un programme pluridisciplinaire visant à cerner les secrets de la « moitié cachée » des plantes – leur système racinaire –, un aspect jusqu'à maintenant inexploré de la sélection végétale.

Le programme de recherche de M. Kochian permettra de mettre au point de nouvelles méthodes de sélection amélioratrice des plantes axées sur le système racinaire. Ces méthodes privilégieront la sélection visant à améliorer la structure et la fonction du système racinaire, afin de produire de nouvelles variétés culturales d’un rendement supérieur et davantage aptes à s’épanouir dans des conditions difficiles.

L'équipe de chercheurs utilisera le synchrotron du Centre canadien de rayonnement synchrotron et d'autres outils révolutionnaires d'imagerie des racines, ainsi que des technologies informatiques de pointe, afin de numériser les caractéristiques souhaitées (les phénotypes) et de relier ces dernières à des gènes précis dans une base de données interrogeable. Cela permettra de mettre au point et de sélectionner des systèmes racinaires convenant à des agroenvironnements donnés, et ce, pour différentes cultures, dont le blé, l'orge, la lentille et le colza. Grâce à cette sélection ciblée des caractéristiques les plus intéressantes des racines, les systèmes racinaires gagneront en efficacité et seront en mesure de s’épanouir dans les sols les moins fertiles de la planète.

Tablant sur la notoriété de l’université en ce qui concerne la recherche sur les systèmes de production alimentaire, l'équipe de M. Kochian préconisera l'adoption des variétés culturales améliorées ainsi que de nouvelles pratiques et technologies agricoles écologiquement viables. L'équipe collaborera avec des producteurs et d'autres partenaires des quatre coins de la planète pour apporter des solutions aux problèmes sociaux et économiques qui pourraient entraver l'acceptation des nouvelles cultures et technologies.

Grâce à ces travaux, le Canada sera mieux en mesure de relever les défis de taille qui se posent en matière de sécurité alimentaire, tant à l'échelle nationale qu'internationale. Cela stimulera le changement dans les pratiques, les technologies et les politiques agricoles, tout en contribuant à la formation de jeunes scientifiques en ce qui a trait à une approche systémique novatrice en matière de sécurité alimentaire mondiale.


Durée

2 min 12 s

Date de publication

le 11 octobre, 2011



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Lire la transcription

Howard Wheater, University of Saskatchewan

Je me présente, Howard Wheater. Je suis le tout nouveau titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la sécurité de l'eau de l'University of Saskatchewan. J'entends mener des travaux de recherche de calibre mondial qui feront une différence, car j'estime que l'ensemble des défis en matière de sécurité de l'eau nous concerne tous.

Le monde entier connaît de réelles difficultés, mais le Canada – en particulier l'Ouest canadien – est confronté à toute une série d'enjeux importants. Nous en examinerons un certain nombre. Nous nous pencherons tout d'abord sur la question de l'exploitation des ressources naturelles, notamment : l'extraction des sables bitumineux, les besoins en eau, la production de déchets, la nécessité d'adopter des mesures correctives et le contrôle de la pollution.

Puis nous étudierons la question de l'utilisation des terres et ce que cela représente par rapport à l'eau et en particulier aux nutriments. Nous aborderons aussi les enjeux liés à la qualité de l'eau que posent, par exemple, les eaux usées et la pollution agricole.

Enfin, nous nous attaquerons au changement climatique et à son impact sur les ressources hydriques. Le Canada occupe une place de premier plan en matière de réchauffement planétaire. L'environnement tout autour de nous change. Les glaciers reculent dans les Rocheuses et le pergélisol fond. La situation est vraiment critique, et ce sont là des changements qui surviennent rapidement.

Grâce à ma chaire d'excellence en recherche du Canada, je crois pouvoir faire d'importantes avancées en sciences et en technologie, des avancées qui seront nécessaires pour relever les enjeux liés à la sécurité de l'eau.

Je trouve que l'University of Saskatchewan joue un rôle exceptionnel de leader en ce qui a trait à la question de l'eau, qu’elle prend très au sérieux. Elle comprend les défis auxquels le Canada et le reste du monde font face. Et elle est prête à investir dans ce domaine et déterminée à conserver son titre de chef de file.