Adrian Owen

Adrian Owen

Chaire d’excellence en recherche du Canada sur les neurosciences cognitives et l’imagerie

Western University


« Adrian Owen représente pour nous un investissement stratégique, non seulement parce qu’il est l’un des plus éminents chercheurs dans son domaine, mais aussi parce que le Canada s’est fermement engagé à conserver son titre de leader en recherche, en éducation et en santé. »

― Amit Chakma, recteur et vice‑chancelier, Western University

Biographie

Depuis 20 ans, Adrian Owen ne cesse de faire des découvertes capitales en neurosciences cognitives. Ses travaux de recherche ont été publiés dans de prestigieuses revues, telles que The Lancet, Nature, Science et The New England Journal of Medicine.

Avant d’être titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur les neurosciences cognitives et l’imagerie de Western University, M. Owen a été chercheur principal, puis directeur adjoint de l’unité des sciences cognitives et des sciences du cerveau du Medical Research Council à Cambridge (Royaume‑Uni). Il a également travaillé au Wolfson Brain Imaging Centre de l'University of Cambridge. Là, il a utilisé l’imagerie cérébrale fonctionnelle pour tester les capacités d’attention, de mémoire et de contrôle de personnes souffrant de lésions cérébrales et de personnes en santé.

M. Owen possède un diplôme de doctorat en neurosciences de l’Institute of Psychiatry du King’s College London, en Angleterre, ainsi qu’un diplôme de premier cycle en psychologie de l’University College London, un établissement de l’University of London.

Lésions cérébrales graves et fonctions cognitives : de nouvelles avenues se dessinent

Adrian Owen s’intéresse à l’un des sujets les plus difficiles de la médecine clinique : l’activité cérébrale résiduelle chez les personnes qui présentent un état aréactif à la suite de lésions cérébrales graves.

En s’appuyant sur ses découvertes révolutionnaires antérieures, M. Owen fait appel à l’imagerie cérébrale fonctionnelle pour détecter et mesurer l’activité de personnes atteintes de lésions au cerveau qui semblent se trouver dans un état végétatif total.

De plus, il met au point de nouvelles interfaces cerveau‑ordinateur qui permettront aux personnes malades de communiquer avec le monde extérieur et d’élargir le choix de thérapies qui leur est offert.

En sa qualité de titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur les neurosciences cognitives et l’imagerie, M. Owen étudie également les troubles cognitifs de personnes souffrant de maladies neurodégénératives comme les maladies de Parkinson, de Huntington, et l’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique. Les troubles cognitifs entraînent une altération des capacités de perception, de réflexion, de raisonnement et de mémoire.

En s’appuyant sur l’expertise qui existe à Western University en génétique, en neurosciences cognitives, en neurologie et en imagerie cérébrale, M. Owen étudie la nature et les causes de ces maladies neurodégénératives dans le but d’en améliorer le dépistage précoce et le traitement.

Les techniques novatrices de M. Owen offrent une nouvelle possibilité quant à la conscience de patients atteints de lésions cérébrales. De plus, elles permettent de comprendre les causes des maladies neurodégénératives. Les travaux du chercheur amélioreront la prestation de soins de santé partout au Canada et serviront d’assise à de futures recherches de pointe menées à Western University en favorisant la création de liens entre neuroscientifiques, ingénieurs biomédicaux et cliniciens ainsi qu’en ouvrant la voie à de nouvelles possibilités dans les milieux de la recherche et de l’industrie.

Sites Web connexes

Adrian M. Owen (en anglais seulement)

Into the Gray Zone


Durée

1 min 56 s

Date de publication

le 11 octobre, 2011



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Lire la transcription

Dans le cadre de ma recherche, j’essaie d’en savoir plus sur les effets des lésions cérébrales graves afin de mieux les circonscrire dans le but d’améliorer les diagnostics, de permettre un dépistage précoce et peut‑être même de mettre au point de nouveaux traitements.

Mes travaux portent également sur les maladies neurodégénératives comme le Parkinson, l’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique. Je cherche à comprendre ce qui cause la perte de mémoire et de perception que subissent souvent les personnes atteintes de ces maladies.

Nous avons récemment été capables de prouver que certaines personnes qui semblent se trouver dans un état végétatif total sont en fait conscientes. Dans certains cas, nous avons même été en mesure de montrer, à l’aide de techniques d’imagerie cérébrale avancées, qu’elles peuvent communiquer avec le monde extérieur, et ce, tout simplement en modifiant l’activité de leur cerveau.

J’arriverai à l’University of Western Ontario en janvier 2011. Cet établissement est un chef de file dans la recherche en génétique, en neurosciences cognitives, en neurologie et en imagerie cérébrale fonctionnelle. Y travailler avec des experts dans tous ces domaines va vraiment me permettre d'avancer dans ma recherche.

En approfondissant les connaissances dont nous disposons sur les effets des lésions cérébrales graves, je crois que nous pourrons améliorer les soins de santé offerts au Canada et dans le monde. J’espère que nous arriverons ainsi à accroître la qualité de vie des personnes qui souffrent de telles lésions.