Frederick Roth

Frederick Roth

Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la biologie intégrative

University of Toronto


« M. Roth est un chef de file en ce qui a trait à l'élaboration de nouveaux outils servant à déchiffrer le code de l'ADN et des protéines. L'expertise de M. Roth correspond exactement au profil recherché par le Programme des chaires d'excellence en recherche du Canada. »

― David Naylor, ancien recteur, University of Toronto

Biographie

Avant d’occuper la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la biologie intégrative, Frederick Roth était professeur agrégé au Département de chimie biologique et de pharmacologie moléculaire de la Faculté de médecine de la Harvard University.

M. Roth a obtenu son doctorat en biophysique à la Harvard University, après avoir étudié la physique et la biologie moléculaire et cellulaire à l’University of California, à Berkeley. Par la suite, il a acquis de l’expérience en biotechnologie appliquée comme chercheur à la Millennium Pharmaceuticals. Il codirige actuellement le Programme réseaux génétiques de l’Institut canadien de recherches avancées et il est membre du Centre d’étude de la biologie des systèmes et du cancer du Dana-Farber Cancer Institute, à Boston.

Auteurs de nombreux articles scientifiques, M. Roth et son équipe ont publié dans de prestigieuses revues, notamment Science, Nature et Cell. En outre, M. Roth a été rédacteur en chef adjoint de Bioinformatics, Public Library of Science: Computational Biology et de G3: Genes, Genomes, Genetics.

Le groupe de Frederick Roth continue de mettre au point des technologies en vue de relier plus efficacement les gènes au fonctionnement des systèmes vivants et des pathologies humaines.

Technologies génomiques de cartographie des voies protéiques et de compréhension des maladies

Un jour, les gens liront régulièrement leur génome pour explorer leur individualité et leur santé. Cela semble relever de la science-fiction, mais les chercheurs sont déjà en mesure de lire le plan ADN de base de toutes les espèces qui nous intéressent. Le défi tient au fait que la séquence du génome s’apparente à une encyclopédie écrite dans une langue étrangère et que notre capacité d’établir les séquences de l’ADN a nettement dépassé celle de les comprendre.

S’appuyant sur une décennie d’innovation exceptionnelle en génomique expérimentale et informatique à la Harvard University, Frederick Roth, titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la biologie intégrative, nous aide à mieux comprendre le rôle des gènes et leurs effets sur la santé.

En collaboration avec son équipe de l’University of Toronto et du Mount Sinai Hospital, il explore de nouvelles façons de déterminer expérimentalement les variantes dans les séquences d’un génome particulier susceptibles de provoquer une maladie. L’équipe utilise également des méthodes de séquençage de nouvelle génération en vue de cartographier les réseaux d’interactions entre protéines et de déterminer celles qui sont modifiées en fonction de conditions de croissance ou d’états pathologiques différents.

Le chercheur s’intègre à l’équipe de recherche sur la biologie des systèmes de pointe déjà en place à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum et à l’University of Toronto. Son équipe comprend des technologues de laboratoire et des experts en informatique et favorise la collaboration entre les experts en technologie et ceux en recherche biomédicale.

Le laboratoire de Frederick Roth aidera le Canada à demeurer à l’avant-garde de la recherche biomédicale, à former du personnel hautement qualifié dans ce domaine en pleine croissance, à mettre au point des produits innovants et à valoriser la propriété intellectuelle au profit de l’économie canadienne.

Sites Web connexes

Laboratoire de Frederick Roth (en anglais seulement)


Durée

1 min 58 s

Date de publication

le 11 octobre, 2011



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Lire la transcription

Frederick Roth, University of Toronto

Je me présente, Frederick Roth. Ma recherche vise la mise au point d'une technologie qui facilitera la réalisation d'expériences portant sur chaque gène et chaque protéine et qui permettra de faire des expériences à plus grande échelle.

L'accomplissement professionnel dont je suis le plus fier? Difficile à dire… J'aimerais croire que le meilleur est à venir. Mais si je remonte dans le temps, je dirais qu'au début de mon travail de doctorat, j'ai été fier d'être parmi les premiers à utiliser la technique d'analyse par microrayonnement de l'expression génétique, qui est aujourd'hui couramment employée en laboratoire. Plus récemment, j'ai été très content d'intégrer en laboratoire toutes les données à grande échelle disponibles – séquences génétiques, expressions génétiques, réseaux d'interaction protéique, pratiques de conservation entre les espèces – pour en tirer autant d'indications que possible et attribuer des fonctions aux gènes. Par exemple, arriver à définir le rôle d'un certain gène compte tenu des résultats obtenus au terme de toutes les expériences objectives à grande échelle.

Il y a sept ans, plusieurs années donc avant le lancement du Programme des chaires d’excellence en recherche du Canada, un article de Charlie Boone et Brenda Andrews, chercheurs à l'University of Toronto, a piqué ma curiosité. Cet article expliquait comment mesurer les interactions génétiques à grande échelle. J'ai tout de suite été inspiré. L'University of Toronto est l'endroit idéal pour faire avancer ma recherche. J'ai beaucoup de chance et je suis très enthousiaste à l'idée d’y travailler.