Søren Rysgaard

Søren Rysgaard

Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la géomicrobiologie arctique et le changement climatique

University of Manitoba


« L'arrivée d'un chercheur aussi réputé que Søren Rysgaard au sein d'un corps professoral déjà bien établi permettra à l'University of Manitoba de se démarquer et de consolider sa réputation en tant que meilleur établissement de recherche sur le changement climatique du monde. »

― David Barnard, recteur et vice-chancelier, University of Manitoba

Biographie

Avant d'être nommé titulaire d'une chaire d'excellence en recherche du Canada à l'University of Manitoba, Søren Rysgaard a été professeur à l'Université du Danemark du Sud et directeur du Centre de recherche climatologique du Groenland. De plus, il a enseigné à l'Institut des ressources naturelles du Groenland. Il participe à de nombreux projets, dont plusieurs projets européens lancés dans le cadre de l'Année polaire internationale, et à des réseaux de centres d'excellence, notamment FreshNor, (dédié à la protection de l'eau douce dans les mers du Nord), NetICE (réseau nordique européen consacré à la recherche sur la glace de mer) et DEFROST (un projet nordique conjoint visant l'étude du climat, de l'énergie et de l'environnement).

En outre, M. Rysgaard a mis sur pied le Centre de recherche climatologique du Groenland et l'Arctic Centre à l'University of Aarhus, au Danemark. Dans le cadre de cette chaire d'excellence, ces centres et l'University of Manitoba seront appelés à travailler ensemble dans le but d'effectuer davantage de recherches dans les eaux situées entre le Canada, le Danemark et le Groenland.

M. Rysgaard possède un doctorat en biologie de l'Université Aarhus, au Danemark. Il a publié de nombreux articles sur la glace de mer et les sédiments marins. En outre, il a révolutionné l'étude du cycle complet de l'azote dans les océans grâce à l'élaboration de nouvelles techniques de mesure, qui sont aujourd'hui utilisées dans le monde entier.

Changement climatique : l'impact de la fonte de la glace de mer dans l'Arctique

Le réchauffement de l'Arctique, annoncé depuis des décennies, survient plus rapidement que ce que l’on avait anticipé. On prévoit que la fonte généralisée de la glace de mer qui en résulte aura des répercussions graves pour l'ensemble de la planète puisque cette fonte modifie la nature physique et chimique de la Terre et transforme la biosphère.

Søren Rysgaard, titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la géomicrobiologie arctique et le changement climatique, dirige une équipe de recherche à la fine pointe des causes et des conséquences du réchauffement climatique. Spécialiste de la glace de mer et du benthos (espèces qui vivent sur les fonds marins ou à proximité des fonds marins), M. Rysgaard, avec l'aide de scientifiques du Centre for Earth Observation Science de l'University of Manitoba, examine l'activité microbienne et les transformations chimiques qui se produisent dans la glace de mer et les sédiments marins. Son équipe sera la première à sonder l'Arctique à l'échelle microscopique.

Même si on a longtemps cru qu'il n'y avait aucune activité dans la glace de mer, les recherches actuelles démontrent qu'il y en a bel et bien une et qu'elle a tendance à augmenter au fur et à mesure que la glace se réchauffe. Les récents travaux de M. Rysgaard, qui s'intéresse en particulier aux rapports chimiques entre le sel, le gaz carbonique et de nouveaux minéraux trouvés dans la glace de mer, avancent l'hypothèse que la glace de mer est la clé de l'élimination du gaz carbonique dans l'atmosphère.

En collaboration avec ArcticNet, un organisme canadien qui chapeaute les groupes d'études sur l'Arctique, M. Rysgaard a l'intention de faire du Canada un chef de file mondial dans l'étude des écosystèmes arctiques. Ses recherches sur les transformations biochimiques du carbone dans la glace de mer auront des impacts directs sur la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère et, par conséquent, sur le rythme d'évolution du changement climatique.

En plus de jeter une lumière nouvelle sur l'état actuel et futur des écosystèmes marins arctiques et des habitats de glace de mer, les travaux de M. Rysgaard fournissent des outils permettant d’évaluer l'exploitation des ressources de l'Arctique, le développement durable de ces ressources ainsi que l'impact sur les habitants de cette région.

Sites Web connexes

Søren Rysgaard Rysgaard, Centre for Earth Observation Sciences (CEOS) (en anglais seulement)

Arctic Science Partnership (en anglais seulement)


Durée

1 min 51 s

Date de publication

le 11 octobre, 2011



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Lire la transcription

Søren Rysgaard, University of Manitoba

Ma recherche vise à déterminer comment la glace de mer et le système climatique interagissent. Ce qui veut aussi dire de nouveaux résultats dans d'autres domaines. Prenons la fonte d'une calotte glaciaire et l'augmentation de la quantité d'eau douce dans la mer qui en résulte. Cette eau douce peut se transformer en glace de mer, mais elle peut aussi modifier la circulation de l'eau et des éléments qui se trouvent dans la mer, ce qui pourrait créer une situation jamais encore connue.

J'espère que nous arriverons à en apprendre davantage sur le rôle de la glace de mer dans le système climatique. Et j'espère aussi que nous découvrirons une foule de choses en cours de route.

Si nous connaissions l'issue des travaux que nous menons avant de commencer, nous ne pourrions pas dire que nous faisons de la recherche. Je crois qu'il est beaucoup plus intéressant de trouver autre chose que ce que nous anticipons, d'obtenir des résultats non prévus. Cela ouvre la voie à une multitude de questions nouvelles.

L'University of Manitoba m'apparaît intéressante pour plusieurs raisons. Le fait que cette université « pense large » et intègre toutes sortes d'idées en est une. Elle est consciente de cette force, et son travail avec ArcticNet, l'étude sur le chenal de séparation circumpolaire et ses projets auxquels j'ai participé à titre de scientifique en font foi.

Bien sûr, je suis très fier d'être titulaire d'une chaire d’excellence en recherche du Canada, mais j'ai fait beaucoup de chemin avant d'en arriver là. La mise sur pied d'un centre de recherche dans le nord-est du Groenland est sans doute l'une des choses qui m'ont le plus stimulé au début de ma carrière, et que j'ai pris énormément de plaisir à réaliser.