Philippe Van Cappellen

Philippe Van Cappellen

Chaire d'excellence en recherche du Canada sur l'écohydrologie

University of Waterloo


« D'une excellente réputation internationale, Philippe Van Cappellen possède une expertise dans un nouveau champ de recherche en écohydrologie. C'est pourquoi nous nous réjouissons de son arrivée à l'University of Waterloo alors que nous continuons à élargir notre programme en hydrologie, un programme qui a déjà acquis une renommée mondiale. »

― David Johnston, ancien recteur, University of Waterloo

Biographie

Expert en biogéochimie, Philippe Van Cappellen a cette capacité de rassembler des groupes de divers horizons qui, en combinant leurs connaissances diverses, peuvent produire d'incroyables résultats.

M. Van Cappellen s'est joint à l'équipe de l'University of Waterloo en 2011. Auparavant, il était un éminent chercheur en études environnementales mondiales de l'Alliance de recherche de la Géorgie à l'École des sciences de la Terre et de l'atmosphère de la Georgia Institute of Technology. De plus, il enseignait à temps partiel au Département des sciences de la Terre de l'Université Utrecht, aux Pays-Bas.

M. Van Cappellen possède un diplôme de doctorat en géochimie de la Yale University ainsi qu'une maîtrise et un diplôme de premier cycle en géologie et en minéralogie de l'Université libre de Bruxelles, en Belgique.

M. Van Cappellen a à son actif d'importantes réalisations professionnelles. Il a notamment agi à titre de directeur du Centre des ressources du sol et des ressources hydriques et côtières de l'Université Utrecht. Dans le cadre de ses fonctions, il a participé à divers réseaux de recherche et de formation en Europe. Il a aussi été chercheur invité au Laboratoire national Lawrence Berkeley et professeur invité à l'Université d'Ottawa. En outre, il a occupé les postes de rédacteur en chef adjoint du Journal of Hydrology ainsi que de corédacteur de l'American Journal of Science, de Geology et du Geomicrobiology Journal. Il s'est récemment joint au comité de rédaction d'une nouvelle revue intitulée Limnology and Oceanography: Fluids and Environments.

Gestion de l'eau : Que nous réserve l'avenir?

La disponibilité et la qualité de l'eau douce sont essentielles pour assurer la santé des êtres humains et le fonctionnement des écosystèmes. Toutefois, la durabilité des réserves d'eau douce de la Terre est menacée par la surutilisation de la ressource et des contraintes environnementales, comme le changement climatique et la pollution. Afin d'écarter ces menaces et d'assurer la pérennité des réserves d'eau douce existantes, les responsables de l'élaboration des politiques ont besoin de nouvelles approches et de nouveaux outils de gestion de cette ressource vitale.

Nous avons tendance à croire que l'eau de surface – c'est-à-dire l'eau des lacs et des rivières – est la principale source d'approvisionnement en eau douce. Mais en réalité, les eaux souterraines, qui alimentent les puits et les sources, représentent la source d'eau douce la plus abondante et exploitable.

En tant que titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur l'écohydrologie, Philippe Van Cappellen nous aide à mieux comprendre comment les eaux de surface et les eaux souterraines interagissent et comment leur interaction a une incidence sur la santé d'écosystèmes aquatiques et, en bout de ligne, sur le bien-être de l'être humain.

M. Van Cappellen s'intéresse en particulier à la circulation des nutriments et des métaux toxiques entre les eaux de surface et les eaux souterraines. En combinant des expériences menées en laboratoire et sur le terrain avec des modèles mathématiques, il est en mesure de définir les changements biogéochimiques qui accompagnent cette circulation ainsi que leur impact sur la qualité de l'eau et la santé des écosystèmes.

En collaboration avec son équipe de recherche de l'University of Waterloo, M. Van Cappellen se sert de données expérimentales et de modèles théoriques pour mettre au point des outils de simulation environnementale qui pourront être utilisés pour les bassins récepteurs des rivières, et ce, dans le monde entier. Ces modèles permettront ultimement de prédire comment les systèmes hydriques – dont le rôle est crucial pour assurer notre bien-être social et économique – répondent aux changements naturels et anthropiques.

Par sa recherche, M. Van Cappellen révolutionne les stratégies mondiales de gestion de l’eau en s'efforçant de déterminer la portée des effets de l'exploitation des eaux souterraines, de l'utilisation du sol et du changement climatique sur l'état chimique et écologique des eaux de surface et des eaux souterraines. De plus, cela permet aux responsables de l'élaboration des politiques et aux intervenants, au sujet de la gestion des ressources hydriques, de prendre des décisions judicieuses qui assureront un certain équilibre entre les besoins des êtres humains et le bon fonctionnement des écosystèmes.


Durée

2 min 12 s

Date de publication

le 11 octobre, 2011



Visionner la vidéo sur YouTube

Lire la transcription

Philippe Van Cappellen, University of Waterloo

Je me présente, Philippe Van Cappellen. Je suis titulaire de la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur l'écohydrologie de l’University of Waterloo. Ma recherche vise à mieux comprendre les interactions chimiques entre les eaux souterraines et les eaux de surface afin de déterminer comment l’augmentation de la consommation d’eau, les changements dans l’utilisation du sol et le changement climatique exercent une influence sur la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes aquatiques.

L’accomplissement dont je suis le plus fier... Du grand nombre d’étudiants de cycle supérieur et de collègues postdoctoraux qui ont travaillé dans mon laboratoire au fil des années et qui mènent aujourd’hui d’excellentes carrières. Aux dernières nouvelles, mes anciens étudiants de doctorat et stagiaires postdoctoraux travaillaient dans plus de dix pays différents.

L’University of Waterloo est internationalement reconnue comme un centre d’excellence en matière de recherche fondamentale et appliquée axée sur les enjeux hydrologiques. Il s’y trouve le plus grand nombre d’ingénieurs et de scientifiques du monde dans ce domaine. Pour moi, c’est donc l’endroit idéal pour lancer un nouveau programme portant sur l’hydrologie (la science de l’eau) et l’écologie (la science des systèmes vivants).

D’un point de vue plus personnel, venir m’installer à Waterloo est, en quelque sorte, un retour au pays puisque des membres très proches de ma famille habitent au Canada.

Mes travaux permettront de mieux caractériser, ou définir, l’impact de l’activité humaine sur la qualité de l’eau et la disponibilité des ressources en eaux souterraines de manière à fournir des lignes directrices sur la façon de mieux gérer ces ressources limitées en équilibrant les besoins en eau de la société et ceux des écosystèmes naturels.

Le plus grand bénéfice de ma recherche? Elle nous donnera une meilleure idée de la manière dont l’être humain influe sur la qualité de l’eau et sa quantité, ce qui nous permettra de proposer des orientations sur la façon de gérer plus efficacement cette ressource limitée en tenant compte des besoins de la société et de ceux des écosystèmes naturels.